Le brunch, vous connaissez, c'est cet espèce de repas varié, mélange indéterminé de breakfast et de déjeuner, où peuvent se côtoyer muffins, boeuf à la menthe, croissant, et tarte aux blettes et au roquefort (par exemple, hein).
Personnellement, j'apprécie mon brunch tout en lisant différents journaux et magazines, éventuellement la radio allumée, voire la télé (regarder Petitrenaud vanter le gratin de Maroilles aux pommes-de-terre m'aide psychologiquement à reprendre un pain au chocolat ;-). Si en plus j'ai des amis avec moi pour discuter, c'est le bonheur.
J'inaugure donc un bric-à-brac blogesque à cette image : de tout, de n'importe quoi, en espérant éviter l'indigestion.
La séparation des principes. Vous avez dû entendre parler de cette excuse contestable (on me souffle "grotesque ?") opposée par N. Sarkozy à l'audition de sa femme par la commission d'enquête de l'Assemblée Nationale. En gros, en tant qu'envoyée personnelle du président (sic) Mme Sarkozy serait dans l'impossibilité de rendre des comptes à des parlementaires, à moins de violer la séparation des pouvoirs (Exécutif/Législatif). Venant de quelqu'un qui ne manque pas une occasion de critiquer des décisions de Justice (le troisième pouvoir), c'est cocasse. Et je ne relaie même pas la réaction de M. Sarkozy aux protestations : elle est nauséabonde comme jamais. N'y-a-t'il pas des députés UMP responsables pour se dresser contre cette attitude anti-démocratique ?
De la variété des sources comme alibi. Si vous lisez non seulement ce blog, mais aussi ses (quelques) commentaires, vous avez déjà vu passer Farès. Son blog vaut aussi le détour : souk.zeblog.com.
Vous pourrez y trouver aussi bien des remises en causes des idées reçues sur Ben Laden que des combats entre Buffles, Lions et Crocodile. Récemment, suite à un de ses articles sur Christine Boutin et Libération, il pointe du doigt une de ces vérités-vraies qu'il est bon de rappeler :
Ce qui me gène profondément, c'est cette idée selon laquelle on aurait
le Figaro d'un coté, Libération de l'autre et disons Le Monde qui
jouerait grossomodo un rôle d'arbitre. Et avec ces trois là (et
quelques autres), on aurait accès à une variété de points de vue qui
permettrait de s'en tirer à peu près. C'est peut être vrai sur un large
panel de sujets (j'en sais rien). Mais ce qui est clair, c'est que sur
un sujet comme le 11 septembre, on est très loin du compte.
C'est effectivement un risque réel, bien que le préjudice soit limité, que de penser qu'il suffit d'avoir parcouru les avis dominants pour pouvoir "piocher" le sien parmi ceux proposés, éventuellement consécutivement à un petit panachage. Cela n'est bien sûr pas réaliste, ne serait-ce que parce que ces journaux construisent leur contenu en référence croisée permanente les uns vis-à-vis des autres (sans parler des sources identiques...). Il suffit d'avoir écouté les débats entre L. Joffrin (Libé) et N. Beytout (Figaro) sur France Info pour en être convaincu.
Ceci dit, leur lecture croisée à ceci d'intéressant qu'ils présentent de manière presque systématique le point de vue du "camp" qu'ils prétendent représenter.
Pour ma part, je ne lis pas un journal pour y trouver des idées toutes faites, mais pour trouver des "briques", c'est à dire des arguments, des contre-arguments, des faits. Il est, de ce point de vue, intéressant de lire le Figaro ET Libération. Car les arguments utilisés, pour partials, et donc partiels, qu'ils soient, serviront ensuite de matériau élémentaires pour comprendre les débats entre politiques ou commentateurs de société. Mais soyons clairs, l'absence d'une presse engagée mais non partisane est vraiment préjudiciable à la vie politique française.
De la belle photo engagée. J'ai découvert par hasard le blog-photo de phverant (http://phverant.blogspot.com). Si j'en crois Flickr, il s'agit d'un journaliste français de 38 ans, professionnel donc, qui fait un travail vraiment impressionnant.
Je viens de lui demander son accord pour relayer quelques-unes de ses photos, mais en attendant, allez vraiment sur son site, vous ne le regretterez pas.
Faut-il punir la transgression ? Que doit-on faire d'un homme qui déclare : "Cela dit, je pense qu'on se construit en transgressant, que l'on crée toujours en transgressant. [...] Je crois en la transgression. Mais ce qui me différencie des libertaires, c'est que pour transgresser il faut qu'il y ait des règles, il faut qu'il y ait de l'autorité, des lois. [...] Sans règles, pas de transgression. Donc, pas de liberté. Car la liberté, c'est de transgresser."
Moi, je propose 30 pompes, et 10 tours de terrain en guise de punition. Ah oui, au fait, l'homme qui dit ça, c'est Nicolas Sarkozy, dans son désormais célèbre entretien avec Mchel Onfray (Philosophie Magazine n°8).
Pédophilie - différents commentaires... Un nouveau commentaire de Farès, a propos du Viagra fourni à ce pédophile récidiviste. Il rappelle (en citant une source, il n'est pas - encore - docteur ;-) que le viagra n'est pas un aphrodisiaque. Et il commente donc "Si c'est le
cas, de fait, je ne pige pas tellement la polémique qui tourne autour
du médecin. Et s'il avait éventré le gamin avec un couteau de cuisine
acheté chez monoprix ?".
Depuis que j'ai lu ce commentaire, je ne lis plus du même oeil les articles sur "l'affaire" de la prescription de Viagra.
Et je me dis : quand va-t-on s'élever contre Darty qui a osé vendre un congélateur à une mère qui visiblement n'était pas saine d'esprit ? Et bonjour les vendeurs de voitures qui laissent les clés à des gens qui ont des têtes d'alcoolique. Sans parler des écoles de police qui engagent parfois des hommes visiblement fascinés par la violence...
C'est sans fin, vous pouvez vous amuser avec ça pendant un bon quart d'heure !
Plus profond (si je puis me permettre), le commentaire de Gus sur le même article. Il s'interroge ainsi sur la nature de cette pratique :
Entendons-nous bien, je suis absolument choqué par ces faits. Mais
est-ce pour autant du domaine pathologique ? Après tout, il me semble
(et j'invite les personnes compétentes à me contredire le cas échéant)
que cette pratique était largement répandue dans l'antiquité (qui n'est
pas forcément le modèle social idéal...). Il me semble moins aisé de
croire que nous aurions développé une immunité à cette "maladie"
physique ou psychologique, que de croire tout simplement que c'est au
niveau social que nous avons progressivement banni cette pratique. Un
pédophile n'est donc, je pense, pas plus malade psychologiquement
qu'une personne qui ne peut s'empêcher de transgresser d'autres
barrières sociales, comme par exemple braquer une banque plutôt que de
gagner l'argent de manière légitime (surtout que pour en gagner plus,
il suffit de travailler plus, on vous dit).
Comme lui, je n'en sais rien. Mais je crois vraiment que le caractère révulsant des crimes sexuels ne doit pas occulter le débat sur la façon de les considérer. Et de traiter leurs auteurs, judiciairement et médicalement. Mais Gus me dit aussi par ailleurs qu'il ne serait pas étonné de voir la peine de mort rétablie d'ici à 5 ans, pour certains crimes, ou en tout cas qu'une proposition de ce type soit faite bientôt par le président ou son entourage. A suivre ?
Raymond Barre nous a quitté. Je suis un peu jeune pour avoir connu toute son action, même si, ayant vécu à Lyon pendant son règne, j'ai plutôt eu une bonne impression de son travail. Bien sûr, j'avais été surpris par ses propos irresponsables tenus récemment (sur le "lobby juif de gauche" notamment). Je me dis qu'il a probablement dû, inconsciemment, entrer dans le jeu d'un journaliste avide de révélations à sensation, mais ça n'excuse pas tout. Bref, si j'en parle aujourd'hui, c'est plutôt en vue des municipales à Lyon. Je vous fiche mon billet que nous aurons bientôt les tentatives de récupération les plus détestables de la part des politiques lyonnais. Et probablement une place ou une rue Raymond Barre inaugurée en grande pompe par Gérard Collomb, qui ne manquera pas de rappeler l'amitié que lui portait M. Barre. Les paris sont ouverts....
Le Parti Socialiste est vraiment devenu une pitrerie. Pour s'en
convaincre, au cas où ce n'est pas déjà, fait, il suffisait de lire ce
matin le JDD. Et la liste des "socialistes" qui s'apprêtent à sortir un
livre pour critiquer la campagne de Mme Royal. Ou, autre exemple, de
voir ce que Marie-Noëlle Lienemann dit à propos de S. Royal : "Je ne lui reconnais qu'un mérite. Sa détermination au service de sa seule personne. Car elle n'a aucun sens du collectif."
Bigre, heureusement que "Ségo", comme devait l'appeler Mme Lienemann du
temps où elle la soutenait (car elle la soutenait), n'est pas
sélectionnée en équipe de France de Rugby !Mme Lienemann nous dit
encore "Nous devons redevenir le parti du monde du travail". Quand on
la voit poser, faussement négligée, à l'Ile de Ré, il est quand même
permis d'en douter...
L'équipe de France de Rugby, c'est payant. Comme on disait à mon époque sur Fun Radio (oui, il m'est arrivé d'écouter Doc et Difool...mea culpa), je pousse un coup de gueule contre ce scandale que constitue la diffusion du match Pays de Galles - France de Rugby sur Canal+ uniquement. Il me semblait qu'il y a peu de temps encore la diffusion sur une chaîne non accessible à tous d'une rencontre de l'équipe nationale était impossible, et cette jurisprudence semble ne plus exister...
Pourtant, qui osera me faire croire que France Télévisions fera plus d'audience avec un téléfilm à la c... ou avec un reportage sur la vie d'E. Kakou ? Ou que ces mêmes émissions répondent à un impératif de service public ou culturel ? Ce n'est donc pas un problème d'intérêt trop faible du public, et il faudrait peut-être, dans le cas où on considère que les matches de l'équipe de France sont des rencontres sportives comme les autres, s'interroger sur le soutien apporté à cette équipe par l'Etat et ses représentants.
Note : toutes les images utilisées sont libres de droit (http://morguefile.com/).
Les commentaires récents