J'ai découvert récemment "La Chanson du Dimanche", 2 artistes qui utilisent à merveille les possibilités du web, en proposant, chaque dimanche, une nouvelle chanson sur l'actualité.
La semaine dernière s'est achevée la saison 2, et la prochaine saison commencera à la fin de l'hiver. En attendant, il est toujours temps pour ceux qui ne connaissent pas de rattraper leur retard. Le site de ce duo composé, me souffle wikipedia, par Clément et Alec, est d'une simplicité biblique : www.lachansondudimanche.com
Sinon, vous pouvez aussi allez sur Dailymotion, l'image est plus grande !
En attendant, je vous livre ci-dessous ma préférée, "standing ovation", en "hommage" à la visite du colonel Kadhafi en France. Mais vous pouvez aussi regarder sans crainte "Petit cheminot" ou "Super pouvoir d'achat". J'aime bien aussi, toujours dans la saison 2, "La danse de l'info" ou encore "Nicolas et Rachida", mais je sais que ce goût n'est pas partagé par tous les amateurs ;-)
Allez, faites-vous plaisir, et on on dit "Merci, El Desdichado, de nous ouvrir la porte sur un monde plus drôle"...Hum. Désolé.
Vendredi soir, une émission spéciale de Taratata était dédiée aux Rita Mitsouko, suite au décès de Fred Chichin, le sobre et extravagant guitariste de la formation. Ils étaient bons quand même. Ca fait chier, la mort... J'ai bu mes premiers verres d'alcool en écoutant Les histoires d'A. allongé sur les genoux d'une fille brune aux cheveux longs et parfumés au Shalimar. Alors j'ai gardé une certaine connivence avec Les Rita. Même si j'avoue (on est con à quinze ans) que j'avais été surpris qu'ils obtiennent le bus d'acier de la décennie au détriment de Téléphone ! Pourquoi faut-il que, chaque jour ou chaque semaine, quelque chose nous rappelle que nous sommes mortels. Ou plutôt, que nos amis et nos passions ne sont que de passage.
Bref, mettons de côté la nostalgie à 2 balles, et disons le tout net : je n'avais jamais entendu cette version de Monsieur William (Caussimon-Ferré), chantée par Ringer et Lavilliers. Putaing, 1953, et le mec il écrivait déjà :
Il a senti que c'est irrémédiable Monsieur William
Il entendit déjà crier le diable Monsieur William
Aux alentours il n'y avait personne qu'un trombone
Chantant la peine des âmes un aveugle en gémissant
Sans le savoir a marché dans le sang puis dans la nuit a disparu
C'était p't'être le destin qui marchait dans les rues
Sinon, under my thumb avec Katerine, c'était pas mal non plus... Ou encore, Zorro est arrivé, avec F.F.F., la Fédération française de Fonck, ces vieilles connaissances tombées dans l'oubli ! (ai-je le droit de rappeler ici que j'ai adoré le pourtant très moyen "Blast Culture", qui contenait entre autre le morceau 'tout pour le kif' repris par les VRP en 'tout pour le fric'). Voilà l'extrait :
Voilà, je croyais regarder une simple émission de musique, et j'ai attrapé une mélancolie aigüe pour plusieurs jours
Le PSG est tragique. Qu'est ce que cette affirmation vient faire ici ? Et bien, parce que, au coeur des années 90, un des matches qui m'a le lus fait vibré était un PSG - Real Madrid remporté 4-1 au retour par le PSG (après prolongation, l'aller ayant été remporté 3-1 par le Real).
Les buteurs s'appelaient Weah,Ginola, Valdo, puis Kambouaré. Alors quand je pense à mes amis qui étaient ans les tribunes du parc hier, qui peut-être n'étaient pas devant leur télé en 93, je les plains. PSG-Caen, 0-1, heureusement que je n'étais pas au Parc. J'aurais pu sombrer dans la dépression.
Allez, ça fatigue les blog-brunch nostalgiques. Rendez-vous le week-end prochain.
En entrant dans cette semaine de manifestations et de grève (reconductible ?), je rêve que le blog-brunch soit accueilli avec des slogans et des banderoles...
Le blog-brunch ! Le blog-brunch ! Si t'es fier de lire l'blog-brunch frappe dans tes mains ! Qui ne saute pas n'lit pas l'blog brunch ! brunch ! Libérez, le blog-brunch, libérez le blog-brunch !
Et même les contre-manifestations, conduites, kif suprême, par Christine Boutin :
Blog-brunch, si tu savais, tes articleeuuhs, tes articleeeeuuuhs, blog-brunch, si tu savais, tes articles où on s'les met ! Le blog-brunch, au bucher !!! Le blog-brunch au bucher !! Blog-brunch, salaud, le peuple aura ta peau !
Bon, allez, retour au rayon réalité. Quoique, j'ai quand même eu un appel affolé hier soir, d'un ami me demandant, fébrile, s'il y aurait bien un blog-brunch aujourd'hui ;-) (spéciale dédicace à Pierre).
Respect de l'environnement : la route est droite, mais la pente est rude. On n'a plus l'occasion de parler de Raffarin, mais il nous reste ses aphorismes. Mais là n'est pas le sujet. Hier, après 6 mois dans mon appartement, je me suis décidé à le mettre enfin un minimum en conformité avec mes convictions
environnementales (il faut dire que les propriétaires précédants travaillaient chez EDF, et n'avaient sans doute pas ressenti l'irrépréssible besoin de diminuer leur consommation...).
Je suis donc allé acheter une quinzaine de lampe basse-consommation (ce qui veut quand même dire sortir 120 €. A quand une exonération de TVA ?...). Il est certain que la seule logique économique, et sous réserve de pouvoir dégager facilement l'investissement que cela représente, rend ce choix logique (économies sur facture EDF, plus durée de vie supérieure).
Toutefois, qu'elle n'a pas été ma surprise en constatant que toutes ces belles ampoules bien propres étaient emballés dans...des blisters en plastique non recyclables ! Et ce, quelle que soit la marque (philips, osram, ou d'autres....). Bref, cela montre une fois de plus que le business, en tant que tel, n'est que rarement capable de proposer des solutions acceptables sur le plan environnemental.
J'ai failli tourner le dos et repartir sans mes ampoules, et puis bon, je me suis dis que ce n'était pas la solution. Mais, en descendant la poubelle pleine de plastoc, tenant mon fils de l'autre main, j'ai quand même ressenti, disons-le, une certaine absurdité dans la situation.
Pas de politique dans le BB de ce dimanche. Non, je n'ai pas envie. Et puis j'en ai déjà parlé dans mes deux derniers billets (qui m'ont d'ailleurs valu une affluence considérable). A ce propos, le nombre d'étrangers
emprisonnés hors de nos frontières est de l'ordre de 1700 personnes, ce que je ne mentionnais pas dans mon post-scriptum, n'ayant pas le chiffre à l'époque. Bonjour le bilan carbone avec un voyage pour 10 libérations. Avantage : ça fera du boulot à notre Présipereur, et, si on échange nos étrangers contre nos compatriote, ça libèrera 10000 places de prison en France.
Mais j'ai dis que je ne parlais pas de politique. Sinon, je vais dire du mal de Jean-Marie Cavada, qui annonce qu'il réfléchit à la proposition de l'UMP de prendre la tête d'une liste dans le 12e. Je cite JMC : "Je réfléchis à cette proposition. (...) Si j'y vais, ce sera en tant que candidat d'ouverture MoDem pour l'UMP". Il faudrait même ne pas trop me pousser pour que je dise du mal de Corinne Lepage, qui préside Cap21 et voit bien son parti, selon l'AFP, "garder une existence politique "autonome" ".
Bref, je ne parlerai pas de politique aujourd'hui. Ça m'embêterait de passer pour un aigri.
Naissance d'une controverse. Amis sérieux, passez votre chemin. Car la controverse dont il est question n'est que footballistique. Alors que Grégory Coupet, le gardien de l'OL, s'apprête à faire son retour suite à une vilaine blessure, le journal l'Equipe, jamais avare de polémiques, semble en créer une
avec son remplaçant en équipe de France, le gardien du PSG Mickaël Landreau. Après avoir lu sur le Web que le journal sportif relayait dans la semaine les propos de G. Coupet signifiant qu'il n'aurait pas encaissé lui-même le but de 30 mètres contre l'Ecosse (!), je lis ce matin avec étonnement la note de Landreau dans l'équipe suite au match nul du PSG contre Nancy (2e de ligue 1, quand même): 4/10. Oui, vous avez bien lu. Il est assez rare de voir un gardien noté à moins de 5 lorsqu'il n'a pas pris de but. Que peut-on lui reprocher ? De ne pas avoir marqué ? Bref, même si l'on sait que le système de notation individuel est au mieux une absurdité, je vous fiche mon billet que cela annonce d'autres prises de position et gros titres à venir : "Landreau au fond du trou", "Coupet veut reprendre son bien", "Landreau ne se voit pas comme un intérimaire". Le pire, c'est qu'ils sont même capables de faire un sondage : Domenech peut-il aligner Landreau et Coupet ensemble ?
Dans le style sondage idiot(pléonasme ?), Ifop et le JDD ont demandé aux "français" (c'est à dire 958 personnes selon la méthode des quotas), s'ils seraient favorables, "en cas d'éclatement de la Belgique" (sic), "au rattachement de "la Wallonie, c'est à dire des provinces francophones, à la France" (ce qui au passage, laisse le flou sur la région de Bruxelles...).
Comme toujours, nous serions bien en mal de savoir à quoi sert un tel sondage, mais ça permet au journal de faire la Nalyse de la situation (on n'est plus dans le domaine du blog-brunch, mais du café du commerce), et de proposer la réaction d'Eric Libert, secrétaire général du Front des francophones (!), qui affirme ainsi "qu'il n'y a pas d'équation entre la sécession de la Flandre et le rattachement de la Wallonie à la France". Dont acte. Mais il ne semble pas étonné par la façon qu'à l'hebdomadaire de ramener à une question aussi simplette un problème aussi complexe que celui de la nature de l'état Belge.
Ah oui, au fait, 54% des français se sont déclarés favorables à ce rattachement. Sans doute alléchés par les prometteurs derbies Sedan-Anderlecht en Ligue 2 de football.
Hubert-Félix, tu es grand. Je ne suis pas vraiment du style groupie, mais j'avoue une certaine
admiration pour ce qu'est capable de faire Hubert-Félix Thiéfaine. Ses albums sont (presque)
tous bons, et même ses "lives" renouvellent avantageusement son répertoire.
Son dernier live, le Scandale Mélancolique Tour, fait suite à l'album du même nom. J'étais complètement passé à côté de cet album Live, pourtant sorti dès mars 2007. Le bon côté, c'est que j'ai eu le plaisir de le découvrir quasi-spontanément, ce qui comblera l'attente (pas trop fébrile, je vous rassure) de son album avec Paul Personne.
J'ai personnellement un faible pour la chanson Gynécées, qui gagne à être chantée sans l'auteur de la musique, Cali (mais j'aimais bien aussi avec le chevelu perpignanais, hein). L'étranger dans la glace est également au plus haut dans mon classement personnel des chansons d'HFT.
Mais l'extrait musical que je vous propose, il est tirée du nouveau site de l'émission Taratata (www.mytaratata.com) :il s'agit de Confessions d'un never been, qui a - entre autres - recueilli les faveurs de Gus pour la qualité de ses arrangements sur le "Scandale mélancolique tour".
Au passage, je trouve dommage que ce nouveau site ait pris le parti de tronquer les extraits vidéo. Bon, pour la plupart, je pense que l'on peut les retrouver ailleurs mais sans ce parti pris, le site aurait été incontournable.
Allez, je vous laisse chiner (ne ratez pas Zazie et HFT quand même !, ou encore Babooshka).
Pour conclure l'intermède musical, toujours trouvé sur ce site, je vous livre une curiosité de 1994 : Vas-y-guitare, joué par Goldman, Jones, et Bertignac himself !
PS : un dernier clin d'oeil à Gus : tu cherches France Gall + Jealous Guy, et demain, tu te rases...
EADS, les masques tombent. J'ai malheureusement oublié de parler d'EADS ce matin. Cette histoire est un véritable scandale industriel, voire politique, l'avenir nous le dira peut-être. En tout cas, il est heureux que l'AMF ait rendu publiques ses conclusions sur un délit d'initié probable. Il faut dire que, pour le rater, celui-là, il fallait être aveugle. Espérons maintenant que la justice pourra avancer, et que les responsabilités, et les éventuelles culpabilités pourront être clairement établies. Si l'on voit plus loin, il est évident que le problème de la détention d'actions ou de stocks-options par les dirigeants d'entreprises ou par les salariés doit être encadrée par des règles de transparence et de morale (je n'ai pas peur des mots, comme dirait l'autre). A titre personnel, je pense que l'actionnariat salarié est une excellente chose, et devrait être un des combats prioritaire des progressistes et des syndicats. Pour en revenir à EADS, qu'on ne me parle pas de hasard ou d'initiatives individuelles, il est improbable que ces ventes aient été faites sans informations non-publiques. Car, sinon, comment expliquer que la chute du titre n'ait pas été plus immédiate ? Maintenant, le balais des avocats va se mettre en place, et l'affaire risque d'être en sommeil médiatique pendant plusieurs mois. Nous verrons, à moins que les enquêtes ne concluent à un non-lieu, si l'on peut s'enrichir en France au mépris de toute déontologie (rappelons que la déontologie, basiquement le respect des règles ou devoirs, s'oppose en philosophie au "conséquentialisme", c'est à dire "la fin justife les moyens", toujours en simplifiant, hein).
Génération Démocrate, dernières nouvelles. Je viens de voir que plus de 60 personnes avaient rejoint l'initiative, dont Gilles Vesco (qui a piloté entre autre à Lyon la mise en place du fameux Vélo'V). Pour une initiative rendue publique Jeudi, c'est une première victoire. Qui doit se concrétiser dans les jours à venir et démontrer que chaque citoyen peut être acteur du changement. On pourrait imaginer que M. Azouz Begag, candidat à la candidature lui aussi, et qui dit dans Lyon Mag d'Octobre qu'il "ne voit pas comment on pourrait définir qui a le droit de voter pour choisir la tête de liste", prenne contact avec nous pour que nous lui fassions des propositions techniques en ce sens : nous y avons évidement déjà réfléchi. Pour lui ou pour les autres citoyens intéressés par cette démarche, je rappelle l'adresse du site : www.generation-democrate.org
J'encourage en particulier ceux qui hésitent encore à afficher leur soutien à cette action pour des raisons personnelles ou professionnelles. Ainsi, on note que des gens qui étaient seulement sympathisant ont franchi le pas de l'implication personnelle grâce à notre initiative, ce qui prouve que du mouvement et des idées collectives peut naître l'action individuelle.
Allez, un peu d'éléments d'actualité sur des sujets déjà
traités dans ce blog. Ne serait-ce que pour ce lecteur "anonyme" qui
avoue s'intéresser bien peu à l'actualité en tant que telle (il n'a pas, comme nous autres communs
des mortels, le souci d'occuper les vides dans les conversations par des
éléments futiles), et sera donc intéressé par une continuité des billets ;-)
Sur la pollution du Rhône (voir la note du 8 Août), le WWF-France a fait paraître un communiqué assez violent intitulé Pollution du Rhône aux PCB : Un tchernobyl à la française !! L'occasion également d'aller faire un tour sur leur site, qui est très documenté sur le sujet. Ils ont ces derniers jours publié plusieurs vidéo et documents qui, malheureusement, confirment le désastre écologique et mettent en valeur la passivité (la complicité ?) des pouvoirs publics. Allez-y le sujet est vraiment important.
Sur la dépénalisation du droit des affaires, différents
médias y reviennent. Les Echos par exemple qui consacrent à ce sujet un long
article aujourd'hui (signé Valérie De Seneville). Il commence par quelques aspects techniques "En matière de
dépénalisation du droit des affaires, la chancellerie « ne s'interdit rien »
: le champ d'investigation du groupe de travail qui sera présidé par Jean-Marie
Coulon, ancien premier président de la cour d'appel de Paris, sera large."
L'article, qu'on aurait pu imaginer plus enthousiaste dans un journal
économique, rappelle notamment que le droit européen (directive «
abus de marché ») impose des sanctions administratives en matière de
manquement boursier et recommande aux États membres d'y adjoindre des sanctions
pénales. Et après, on dira que c'est de "la faute à Debré" si le ConCon censure... L'article rappelle d'ailleurs, un brin irrévérencieux, que le droit américain est beaucoup plus strict, expliquant notamment que "les dirigeants, comme dans l'affaire Enron, peuvent
être condamnés à plusieurs dizaines d'années de prison ferme."
En parlant d'irrévérencieux, le Canard Enchaîné (lire aussi Le Mercredi c'est Canard), dans sa nouvelle rubrique récurrente "Les insolents de la semaine", cite un reporteur du Parisien (ce n'est pas Lao Tseu citant Confucius, mais ça y ressemble ;-), qui écrit donc dans son article, suite à la défaite de l'équipe de France de Rugby et la désillusion qui en a suivi : "Il va peut-être falloir trouver un autre subterfuge pour relancer la croissance..."
Pendant que j'y suis, si vous utilisez un agrégateur, vous
devriez vous abonner au blog de Bruno Frappat (La
Croix). L'adresse : blogfrappat.la-croix.com. Il écrit 5-10 lignes par jour sur des sujets divers (un mot, en fait),
et il touche parfois juste (pas tout le temps, mais à l'impossible nul n'est
tenu…). Aujourd'hui, il commence son billet par cette phrase qui m'a fait un rire (tout seul comme un c... dans le train) : Rude sondage pour François Fillon (rappelons qu'il est premier ministre): il a perdu neuf points de popularité.
Allez, on finit avec le Rugbizness. Vous vous demandiez
peut-être pourquoi la France ne jouait pas ce soir au Stade de France (en Football), alors que le prochain
match de la Coupe du
Monde (de Rugby) n'a lieu que Vendredi. Logiquement, vous avez pensé que
c'était trop court pour retracer les lignes, ou encore pour réparer la pelouse
abîmée par les tacles assassins des méchants Ecossais, n'est ce pas ? Et bien
la vérité vraie, on peut la lire, une fois n'est pas coutume, dans l'équipe
: c'est parce que le gestionnaire du SDF "ne pouvait pas en quarante-huit
heures modifier les panneaux publicitaires pour les mettre en conformité avec
le rugby".
Rugby encore; dans le Monde daté de…demain, une chronique
jouissive de Francis Marmande, intitulée "des trostkistes dans le XV de
France". Quelques extraits sans trop la déflorer, qui donnent un petit
coup d'épaule à la présidence :
"La croissance, j'irais la chercher"
? S'il vous plaît, ne faites qu'un voyage : ramenez la Coupe du monde de l'autre main. […] On ne savait pas nous que cette dernière lettre de Guy
Môquet à ses parents […] c'était une lettre pour aller jouer à la baballe,
vendre du jambon industriel, racketter à 7 euros la bière des néophytes babas
(prix unique au Stade de France), faire les clowns en public et transformer
chaque ballon en savonnette parce qu'on oublié de s'enlever le gel des mains.
PS : rugby toujours, je suis actuellement 2e sur 86 au classement
des pronostics de ma boîte. Mais bon, pour être honnête, on est 64 ex-aequo
départagés par le nombre total de points marqués ;-) Je vous tiens au courant !
Devant le succès honorable de la première édition, je récidive. Pour cause de week-end "à la campagne", la mise en ligne est plus tardive....
Signes avant-coureurs. La semaine dernière, en lisant les taux de satisfaction obtenus par notre présipereur, j'étais un peu amer. En fait, à la réflexion, je ne pense pas que cela ait du sens : les signes avants-coureurs des désillusions à venir sont certes nombreux, mais pas forcément visibles par tous, et encore moins pour être détectés dans un sondage. Mais il est évident que sans une sévère inflexion , les déceptions seront nombreuses pour ceux qui espérait de ce gouvernement une rénovation politique de grande ampleur.
20 dollars pour Gus. Comme je l'écrivais dans le blog-brunch précédent, Gus (mais je sais qu'il n'est pas le seul), pensait pouvoir dire que le débat sur la peine de mort pourrait être relancé. Or, quelques jours après, éclate cette polémique, lancée - involontairement sans doute - par le père de cette victime d'un pédophile. Après avoir été reçu à l'Elysée, il a en effet déclaré (à Karl Zero, hein, ça tempère) que le président lui avait confié être favorable à la peine de mort. Affirmation vite démentie par M. Sarkozy (qui avait d'ailleurs signé une fort belle tribune contre l'exécution de Saddam Hussein). L'article du Monde est visible ici. Incidemment, on peut quand même noter que le sujet revient sur la table. Pour combien de temps ?
Avec Rama Yade. Je suis consterné par l'ampleur qui est donné par certains médias à la visite de la secrétaire d'état aux "squatteurs d'Aubervilliers", comme on les appelle. Oui, c'est ans doute une bourde, une improvisation hasardeuse, mais veut-on voir de nouvelles générations représentées en politique ? Dans ce cas, ne leur demandons pas d'avoir un bagage de vieux routier de la politique, et laissons les faire quelques erreurs. Et parlons plutôt, par exemple, de l'incohérence de notre politique actuelle des Affaires étrangères.
Bientôt la télé qui mange des chips ? C'est le titre d'un billet très drôle que vous pourrez trouver sur le blog de Daniel Broche : danielbroche.typepad.com.
Pourquoi la Norvège n'a-t-elle pas une équipe de Rugby ? C'est la question que l'on peut se poser en lisant le cadrage-débordement que fait subir Mme Eva Joly à notre politique judiciaire. Vous savez, Mme Joly, celle dont on peut dire en France qu'elle est Juge et (re-)partie, et qui à longtemps été le cauchemar d'un certain type d'affairistes. Réagissant à la proposition présidentielle de dépénaliser la vie économique (le président a-t-il été forcé de dire cela pour pouvoir repartir sain et sauf de l'Université d'été du Medef ?), Eva Joly, qui compare au passage M. Sarkozy à M. Berlusconi, lâche LA phrase de la semaine :
Je ne comprends pas un pays qui responsabilise ses enfants et ses
fous et irresponsabilise ses élites et cela me paraît une grave erreur
et surtout une absence de compréhension de ce que veut dire la
criminalité organisée et économique
Je l'ai toujours trouvé bien, ce Villepin;-) C'est un petit
entrefilet dans le monde daté de Mardi qui nous relaie l'information : sur
Europe 1, l'ancien
premier ministre a tenu ces propos "Comment peut-on être partie civile
alors que l'on est président de la
République, président du Conseil Supérieur de la
magistrature, qu'on peut se tenir jour après jour informé d'un dossier – y
compris de ce qui n'est pas dans le dossier – et qu'on peut donner des
instructions à la chancellerie et au parquet ?". "Je souhaite simplement
que les conditions nécessaires à un état de droit soit remplies".
Gageons qu'il n'avait pas les mêmes prévenances lorsqu'il
bénéficiait de pouvoir quasi-identique via le président de l'époque.
Mais notons que le débat institutionnel devient nécessaire lorsque de
telles situations apparaissent. Disons-le tout net : il nous sera
impossible de réformer la politique en France sans un développement
éthique fort, et un respect absolu des règles fondamentales de la
démocratie, telles que la séparation des pouvoirs.
Autre bizarrerie politique, l'interview donnée par Cécilia Sarkozy à
l'Est Républicain, sur le sujet des infirmières bulgares. Ainsi donc, elle ne
pourrait pas être entendue par les députés mais peut être interrogée par la
presse ? Ah oui, j'allais oublier, la phrase choc de l'entretien "On ne m'empêchera jamais d'essayer de soulager la misère du monde, dans quelque pays que ce soit ". A ben si c'est de cela qu'il s'agit, alors...
Et si les routiers étaient vraiment sympas ?
Je ne suis pas naïf, et je me doute bien que les intentions de la FNTR
(Fédération Nationale des Transports Routiers) ne sont pas basées
uniquement sur une prise de conscience écologique. Il n'empêche que
cette Fédération vient d'émettre une série de propositions, que vous pouvez retrouver en détail ici, parmi lesquelles la limitation à 80 km/h des poids-lourds sur l'autoroute, ou encore l'interdiction faite à ces mêmes poids-lourds de doubler. Espérons que ces propositions trouveront l'écho qu'elles méritent, et, surtout, que d'autres "lobbies" s'en inspireront pour faire des propositions intelligentes.
Les ventes de la presse people en hausse. Et après, on dira que les Français ne lisent plus... Selon l'Association de promotion de la presse magazine (APPM). "[Les ventes] sont, à ce jour, en progression de 14,5 % par rapport au précédent record de l'été 2006". Comme, apparemment, le couple Royal-Hollande et ses péripéties contribuent à ce développement, il ne pourra plus être dit que le Parti Socialiste n'a rien fait pour la croissance et la création d'emploi ! Dont acte.
Sans commentaires. J'apprends dans Lyon Plus que Benjamin
Castaldi, le multirécidiviste (mais encore en liberté), va produire une
nouvelle émission. Et ce sera une émission de...strip-poker. Je ne vous dit pas sur quelle chaîne, je ne tiens pas à participer plus que ça au buzz que ces tristes personnages entendent sans doute créer. (Note : oui, c'est bien un veau sur la photo...)
Pour finir, et pour énerver certains lecteurs de ce blog, l'information qui montre qui tient les ficelles de certains dossiers en France : une mission sur la lutte contre le téléchargement illicite a
été lancée par le gouvernement. Cette mission a été confiée à…Denis
Olivennes, patron de la FNAC. Mais, me diront certains : pourquoi lui faire un procès d'intention ? Laissons-le travailler, ce pauvre homme !
Le brunch, vous connaissez, c'est cet espèce de repas varié, mélange indéterminé de breakfast et de déjeuner, où peuvent se côtoyer muffins, boeuf à la menthe, croissant, et tarte aux blettes et au roquefort (par exemple, hein).
Personnellement, j'apprécie mon brunch tout en lisant différents journaux et magazines, éventuellement la radio allumée, voire la télé (regarder Petitrenaud vanter le gratin de Maroilles aux pommes-de-terre m'aide psychologiquement à reprendre un pain au chocolat ;-). Si en plus j'ai des amis avec moi pour discuter, c'est le bonheur. J'inaugure donc un bric-à-brac blogesque à cette image : de tout, de n'importe quoi, en espérant éviter l'indigestion.
La séparation des principes. Vous avez dû entendre parler de cette excuse contestable (on me souffle "grotesque ?") opposée par N. Sarkozy à l'audition de sa femme par la commission d'enquête de l'Assemblée Nationale. En gros, en tant qu'envoyée personnelle du président (sic) Mme Sarkozy serait dans l'impossibilité de rendre des comptes à des parlementaires, à moins de violer la séparation des pouvoirs (Exécutif/Législatif). Venant de quelqu'un qui ne manque pas une occasion de critiquer des décisions de Justice (le troisième pouvoir), c'est cocasse. Et je ne relaie même pas la réaction de M. Sarkozy aux protestations : elle est nauséabonde comme jamais. N'y-a-t'il pas des députés UMP responsables pour se dresser contre cette attitude anti-démocratique ?
De la variété des sources comme alibi. Si vous lisez non seulement ce blog, mais aussi ses (quelques) commentaires, vous avez déjà vu passer Farès. Son blog vaut aussi le détour : souk.zeblog.com. Vous pourrez y trouver aussi bien des remises en causes des idées reçues sur Ben Laden que des combats entre Buffles, Lions et Crocodile. Récemment, suite à un de ses articles sur Christine Boutin et Libération, il pointe du doigt une de ces vérités-vraies qu'il est bon de rappeler :
Ce qui me gène profondément, c'est cette idée selon laquelle on aurait
le Figaro d'un coté, Libération de l'autre et disons Le Monde qui
jouerait grossomodo un rôle d'arbitre. Et avec ces trois là (et
quelques autres), on aurait accès à une variété de points de vue qui
permettrait de s'en tirer à peu près. C'est peut être vrai sur un large
panel de sujets (j'en sais rien). Mais ce qui est clair, c'est que sur
un sujet comme le 11 septembre, on est très loin du compte.
C'est effectivement un risque réel, bien que le préjudice soit limité, que de penser qu'il suffit d'avoir parcouru les avis dominants pour pouvoir "piocher" le sien parmi ceux proposés, éventuellement consécutivement à un petit panachage. Cela n'est bien sûr pas réaliste, ne serait-ce que parce que ces journaux construisent leur contenu en référence croisée permanente les uns vis-à-vis des autres (sans parler des sources identiques...). Il suffit d'avoir écouté les débats entre L. Joffrin (Libé) et N. Beytout (Figaro) sur France Info pour en être convaincu.
Ceci dit, leur lecture croisée à ceci d'intéressant qu'ils présentent de manière presque systématique le point de vue du "camp" qu'ils prétendent représenter. Pour ma part, je ne lis pas un journal pour y trouver des idées toutes faites, mais pour trouver des "briques", c'est à dire des arguments, des contre-arguments, des faits. Il est, de ce point de vue, intéressant de lire le Figaro ET Libération. Car les arguments utilisés, pour partials, et donc partiels, qu'ils soient, serviront ensuite de matériau élémentaires pour comprendre les débats entre politiques ou commentateurs de société. Mais soyons clairs, l'absence d'une presse engagée mais non partisane est vraiment préjudiciable à la vie politique française.
De la belle photo engagée. J'ai découvert par hasard le blog-photo de phverant (http://phverant.blogspot.com). Si j'en crois Flickr, il s'agit d'un journaliste français de 38 ans, professionnel donc, qui fait un travail vraiment impressionnant.
Je viens de lui demander son accord pour relayer quelques-unes de ses photos, mais en attendant, allez vraiment sur son site, vous ne le regretterez pas.
Faut-il punir la transgression ? Que doit-on faire d'un homme qui déclare : "Cela dit, je pense qu'on se construit en transgressant, que l'on crée toujours en transgressant. [...] Je crois en la transgression. Mais ce qui me différencie des libertaires, c'est que pour transgresser il faut qu'il y ait des règles, il faut qu'il y ait de l'autorité, des lois. [...] Sans règles, pas de transgression. Donc, pas de liberté. Car la liberté, c'est de transgresser."
Moi, je propose 30 pompes, et 10 tours de terrain en guise de punition. Ah oui, au fait, l'homme qui dit ça, c'est Nicolas Sarkozy, dans son désormais célèbre entretien avec Mchel Onfray (Philosophie Magazine n°8).
Pédophilie - différents commentaires... Un nouveau commentaire de Farès, a propos du Viagra fourni à ce pédophile récidiviste. Il rappelle (en citant une source, il n'est pas - encore - docteur ;-) que le viagra n'est pas un aphrodisiaque. Et il commente donc "Si c'est le
cas, de fait, je ne pige pas tellement la polémique qui tourne autour
du médecin. Et s'il avait éventré le gamin avec un couteau de cuisine
acheté chez monoprix ?".
Depuis que j'ai lu ce commentaire, je ne lis plus du même oeil les articles sur "l'affaire" de la prescription de Viagra.
Et je me dis : quand va-t-on s'élever contre Darty qui a osé vendre un congélateur à une mère qui visiblement n'était pas saine d'esprit ? Et bonjour les vendeurs de voitures qui laissent les clés à des gens qui ont des têtes d'alcoolique. Sans parler des écoles de police qui engagent parfois des hommes visiblement fascinés par la violence...
C'est sans fin, vous pouvez vous amuser avec ça pendant un bon quart d'heure !
Plus profond (si je puis me permettre), le commentaire de Gus sur le même article. Il s'interroge ainsi sur la nature de cette pratique :
Entendons-nous bien, je suis absolument choqué par ces faits. Mais
est-ce pour autant du domaine pathologique ? Après tout, il me semble
(et j'invite les personnes compétentes à me contredire le cas échéant)
que cette pratique était largement répandue dans l'antiquité (qui n'est
pas forcément le modèle social idéal...). Il me semble moins aisé de
croire que nous aurions développé une immunité à cette "maladie"
physique ou psychologique, que de croire tout simplement que c'est au
niveau social que nous avons progressivement banni cette pratique. Un
pédophile n'est donc, je pense, pas plus malade psychologiquement
qu'une personne qui ne peut s'empêcher de transgresser d'autres
barrières sociales, comme par exemple braquer une banque plutôt que de
gagner l'argent de manière légitime (surtout que pour en gagner plus,
il suffit de travailler plus, on vous dit).
Comme lui, je n'en sais rien. Mais je crois vraiment que le caractère révulsant des crimes sexuels ne doit pas occulter le débat sur la façon de les considérer. Et de traiter leurs auteurs, judiciairement et médicalement. Mais Gus me dit aussi par ailleurs qu'il ne serait pas étonné de voir la peine de mort rétablie d'ici à 5 ans, pour certains crimes, ou en tout cas qu'une proposition de ce type soit faite bientôt par le président ou son entourage. A suivre ?
Raymond Barre nous a quitté. Je suis un peu jeune pour avoir connu toute son action, même si, ayant vécu à Lyon pendant son règne, j'ai plutôt eu une bonne impression de son travail. Bien sûr, j'avais été surpris par ses propos irresponsables tenus récemment (sur le "lobby juif de gauche" notamment). Je me dis qu'il a probablement dû, inconsciemment, entrer dans le jeu d'un journaliste avide de révélations à sensation, mais ça n'excuse pas tout. Bref, si j'en parle aujourd'hui, c'est plutôt en vue des municipales à Lyon. Je vous fiche mon billet que nous aurons bientôt les tentatives de récupération les plus détestables de la part des politiques lyonnais. Et probablement une place ou une rue Raymond Barre inaugurée en grande pompe par Gérard Collomb, qui ne manquera pas de rappeler l'amitié que lui portait M. Barre. Les paris sont ouverts....
Le Parti Socialiste est vraiment devenu une pitrerie. Pour s'en
convaincre, au cas où ce n'est pas déjà, fait, il suffisait de lire ce
matin le JDD. Et la liste des "socialistes" qui s'apprêtent à sortir un
livre pour critiquer la campagne de Mme Royal. Ou, autre exemple, de
voir ce que Marie-Noëlle Lienemann dit à propos de S. Royal : "Je ne lui reconnais qu'un mérite. Sa détermination au service de sa seule personne. Car elle n'a aucun sens du collectif."
Bigre, heureusement que "Ségo", comme devait l'appeler Mme Lienemann du
temps où elle la soutenait (car elle la soutenait), n'est pas
sélectionnée en équipe de France de Rugby !Mme Lienemann nous dit
encore "Nous devons redevenir le parti du monde du travail". Quand on
la voit poser, faussement négligée, à l'Ile de Ré, il est quand même
permis d'en douter...
L'équipe de France de Rugby, c'est payant. Comme on disait à mon époque sur Fun Radio (oui, il m'est arrivé d'écouter Doc et Difool...mea culpa), je pousse un coup de gueule contre ce scandale que constitue la diffusion du match Pays de Galles - France de Rugby sur Canal+ uniquement. Il me semblait qu'il y a peu de temps encore la diffusion sur une chaîne non accessible à tous d'une rencontre de l'équipe nationale était impossible, et cette jurisprudence semble ne plus exister...
Pourtant, qui osera me faire croire que France Télévisions fera plus d'audience avec un téléfilm à la c... ou avec un reportage sur la vie d'E. Kakou ? Ou que ces mêmes émissions répondent à un impératif de service public ou culturel ? Ce n'est donc pas un problème d'intérêt trop faible du public, et il faudrait peut-être, dans le cas où on considère que les matches de l'équipe de France sont des rencontres sportives comme les autres, s'interroger sur le soutien apporté à cette équipe par l'Etat et ses représentants.
Note : toutes les images utilisées sont libres de droit (http://morguefile.com/).
Vous mélangez Brice de Nice, Hortense et un boutefeu, et vous avez : Brice Hortefeux, of course (je sais, c'est pas beau de se moquer des noms et des habits).
Bref, pourquoi tant de "haine" ? Parce que je viens de lire, en rentrant d'une soirée sympa au resto, l'article suivant (que le début, sinon, lisez Le Monde, hein) :
Lors d'une visite à la préfecture de police de Paris, le ministre de l'immigration et de l'identité nationale, Brice Hortefeux, a affirmé mardi 21 août être "légèrement en dessous", de l'objectif 2007 de 25 000 reconduites à la frontière d'étrangers en situation irrégulière. "C'est pour cela qu'il faut redoubler d'efforts pour interpeller les personnes en situation irrégulière" (sic), a ajouté Brice Hortefeux. Il a ainsi exhorté le nouveau préfet de police de Paris, Michel Gaudin, à "augmenter de façon significative le nombre d'interpellations d'étrangers en situation irrégulière", rappelant que l'objectif de reconduites à la frontière était fixé, sur Paris, à 3 680 pour l'année 2007.
Bon, là, déjà, à moins d'avoir mangé léger, ça fiche un peu la nausée, hein. Mais vous avez quand même des explications techniques fournies par le ministre :
Le ministre estime que l'entrée dans l'UE de la Roumanie et de la Bulgarie a "compliqué la situation", les "éloignements" de ressortissants de ces pays représentant, avant l'adhésion, quelque 30 % du chiffre total.
Et oui. L'erreur bête. On oublie que les Roumains et les Bulgares ne vont plus compter, et on ne renégocie pas l'objectif avec le patron. C'est des coups à faire sauter des primes de résultat, ça.
Ca me fait penser aux paroles de la chanson "Facile", de Téléphone, sur l'album Crache ton venin (de mémoire, la retranscription de l'extrait) :
Y’en a qui comptent en statistiques Pour qui je ne suis qu’un moustique Y’en a qui calculent génétique Qui savent même pas comment on nique C’est facile de tous nous mettre en tas C’est facile de tous marcher au pas C’est facile mais moi je ne peux pas Et je me dis ma foi Mais qu’est-ce que j’fous là
Moralité : Monsieur le Juge, je veux bien arrêter de critiquer les amis du président, mais y faut leur dire d'arrêter de commencer, sinon, moi, ben obligé, je riposte....
Albert Einstein disait, paraît-il "Il n’existe que deux choses infinies, l’univers et la bêtise humaine... mais pour l'univers, je n'ai pas de certitude absolue."
J'ai toujours aimé cette phrase, mais je continue chaque jour à découvrir de nouvelles illustrations. En lisant un article du monde d'aujourd'hui (Hué pour son engagement pro-Sarkozy, Doc Gyneco interrompt un concert à Genève), j'ai découvert l'existence du livre sous-titré: 2007, Sarkozy et moi, une amitié au service de la France (120 pages, 18€, prix éditeur), écrit par ce même personnage. Rien que le combo titre/sous-titre est énorme. Le reste sans doute aussi, mais je ne l'ai pas lu.
En grattant un peu sur le Net, j'ai trouvé cette affirmation au sujet du chanteur : "Début 2003, c'est la consécration : Luc Besson lui-même lui demande de composer le générique du film 'Taxi 3' [..]". Bon, ça calme, hein...
Bref, je me suis dit que les lecteurs de ce blog pourraient trouver une certaine utilité dans cette information (l'existence de ce bouquin). NB : un CD est offert avec le livre, apparemment...
Sinon, dans le style plus potache, j'avais aussi glâné cette photo, à l'occasion du Tour de France. Bon, au premier abord, c'est assez drôle, hein. Mais en fait, je trouve ça assez navrant.
Je me dis que ces gens ont passé du temps à confectionner, leur déguisement, puis à venir sur place, tout ça pour venir se moquer, voire humilier, ces coureurs cyclistes. Quelque part, il rentrent justement dans le cadre de la banalisation du sport spectacle, et des dommages collatéraux qui l'affectent. Bref, faire un tel effort pour cela, c'est aussi, selon moi, de la bêtise humaine (et c'est plus méchant que de faire des tours Eiffel en allumettes).
Voilà, c'était ma chronique estivale sur "la bêtise humaine par l'exemple".
Dans un billet récent, je commentais la décision présidentielle de ne pas recourir à la grâce collective à l’occasion du 14 juillet. Jean Daniel traite également le sujet, mais sous un autre angle, dans le Nouvel Observateur (12-18 juillet 2007). J’en cite un extrait assez long :
[Nicolas Sarkozy] défend l'idée que l'on ne saurait en même temps réclamer l'indépendance de la justice et accepter que le premier magistrat de France s'octroie le pouvoir d'abréger les peines et d'adoucir les sanctions. En principe, la cohérence est du côté du président de la République.[…] Mais si je me souviens bien d'un discours pendant la campagne de l'élection présidentielle, Nicolas Sarkozy avait conscience qu'un tel raisonnement devenait abstrait devant l'inacceptable scandale que constituent notre système carcéral et l'état de nos prisons. […] la démocratie française a l'un des systèmes pénitentiaires les plus désastreux de toutes les démocraties. Il conduit non pas à châtier mais à déshumaniser, non pas à susciter le repentir mais à inoculer le désespoir, non pas à faciliter la réinsertion mais à inviter à la récidive. Comme si on avait supprimé la peine de mort pour amener à souhaiter le suicide.La seule raison que l'on oppose à la décision de Nicolas Sarkozy est que la population carcérale est insupportablement pléthorique. C'est une bonne raison, mais il en est une autre. En attendant qu'une révolution de nos moeurs pénitentiaires se traduise dans les faits, il faut bien que la société, par des rites de grâces amnistiantes, fasse de temps à autre amende honorable.
Rien à voir (quoi que, tout est dans tout et réciproquement, alors...) : dans le monde daté du 17 juillet, rubrique « débats » vous pouvez lire un article de Boris Cyrulnik intitulé « La résilience et les perroquets de Panurge » (disponible aussi ici). Bien que son propos initial vise à critiquer les réactions autour de son concept de résilience, il développe (enfin, comme on peut développer en 1000 mots) une thèse assez intéressante sur ce qu’il appelle le « panurgisme intellectuel ». Il définit cela comme ce « qui nous pousse à suivre ou à contester un penseur sans se donner la peine de savoir de quoi il parle ». Il démontre ainsi que "les pensées paresseuses s’emparent des mots comme de signaux d’appartenance ou d’affiliation", et vident ainsi de tout contenu ces mêmes mots. Voici l’extrait qui résume le mieux son propos, je pense :
Quand un mot est technique, il se contente de ronronner dans son milieu de spécialistes, mais dès qu'il est accueilli par la culture, il enfle et se boursoufle et se charge d'une signification qui n'est plus celle de son origine. Alors les opposants, irrités par le gonflement de cette baudruche sémantique, tentent de la percer parce qu'elle prend trop d'espace, sans même se préoccuper de ce qui a justifié son fondement.
Cette opinion est séduisante, et rappelle un peu l’essai Petit traite a l'usage de ceux qui veulent toujours avoir raison, de Georges PICARD.
Mardi matin (18 juillet), sur France Inter : Pierre Weill cite un communiqué du Parti Socialiste (qui, en quelque sorte, comparait le contrat unique au CNE), et demande à son invité, le ministre Xavier Bertrand, de réagir ("qu’est-ce que vous répondez ?"). Et là, je cite texto (j’ai podcasté l’émission pour vérifier) : « Déjà, que si le PS avait des idées sur la question, ça se saurait maintenant, et je crois que si ils étaient force de proposition, ça leur ferait du bien […] ». Voilà, on l’a peut-être isolé, le virus de l’invective, qui provoque le degré zéro du débat politique actuel.
Mardi toujours, une intervention qui en fera bondir plus d’un (je sais, j’ai fait le test). Sur France Info, une journaliste (désolé, je n’ai pas noté le nom), relatant et commentant la décision des chaînes publiques allemandes de suspendre leur retransmission du Tour de France cycliste (pour cause d’affaire de dopage), déclare en substance : sans télévision, plus de sponsors, et sans sponsors, plus de sport ! Pas la peine que je commente, si ?
Nous devons nous demander quelle planète nous allons laisser à nos enfants, mais aussi quels enfants nous laisserons à la planète.
Pierre Rabhi
L'espace est ce qui fait que tout n'est pas à la même place. Le langage est ce qui fait que tout ne signifie pas la même chose.Jean Baudrillard
J’ai vu, pendant toute ma vie, sans en excepter un seul, les hommes, aux épaules étroites, faire des actes stupides et nombreux, abrutir leurs semblables, et pervertir les âmes par tous les moyens. Ils appellent les motifs de leurs actions : la gloire. Lautréamont
C'est pourtant simple : le "droit à l'accueil" des élèves, c'est la garderie payée avec le salaire prélevé au prof qui fait grève pour avoir les moyens de faire cours et pas garderie.
Hervé Le Tellier (Le Monde.fr)
Il est plus difficile d’admettre ce
qu’on sait, que de découvrir ce qu’on ignore.Raphaël Enthoven
Un homme qui vend du miracle afin d'être adulé n'est qu'un charlatan. Celui qui le lui achète, même s'il n'aboie pas, n'est qu'un chien. Sayd Bahodine Majrouh
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