Allez, un peu d'éléments d'actualité sur des sujets déjà traités dans ce blog. Ne serait-ce que pour ce lecteur "anonyme" qui avoue s'intéresser bien peu à l'actualité en tant que telle (il n'a pas, comme nous autres communs des mortels, le souci d'occuper les vides dans les conversations par des éléments futiles), et sera donc intéressé par une continuité des billets ;-)
Sur la pollution du Rhône (voir la note du 8 Août), le WWF-France a fait paraître un communiqué assez violent intitulé Pollution du Rhône aux PCB : Un tchernobyl à la française !! L'occasion également d'aller faire un tour sur leur site, qui est très documenté sur le sujet. Ils ont ces derniers jours publié plusieurs vidéo et documents qui, malheureusement, confirment le désastre écologique et mettent en valeur la passivité (la complicité ?) des pouvoirs publics. Allez-y le sujet est vraiment important.
Sur la dépénalisation du droit des affaires, différents
médias y reviennent. Les Echos par exemple qui consacrent à ce sujet un long
article aujourd'hui (signé Valérie De Seneville). Il commence par quelques aspects techniques "En matière de
dépénalisation du droit des affaires, la chancellerie « ne s'interdit rien »
: le champ d'investigation du groupe de travail qui sera présidé par Jean-Marie
Coulon, ancien premier président de la cour d'appel de Paris, sera large."
L'article, qu'on aurait pu imaginer plus enthousiaste dans un journal
économique, rappelle notamment que le droit européen (directive «
abus de marché ») impose des sanctions administratives en matière de
manquement boursier et recommande aux États membres d'y adjoindre des sanctions
pénales. Et après, on dira que c'est de "la faute à Debré" si le ConCon censure... L'article rappelle d'ailleurs, un brin irrévérencieux, que le droit américain est beaucoup plus strict, expliquant notamment que "les dirigeants, comme dans l'affaire Enron, peuvent
être condamnés à plusieurs dizaines d'années de prison ferme."
En parlant d'irrévérencieux, le Canard Enchaîné (lire aussi Le Mercredi c'est Canard), dans sa nouvelle rubrique récurrente "Les insolents de la semaine", cite un reporteur du Parisien (ce n'est pas Lao Tseu citant Confucius, mais ça y ressemble ;-), qui écrit donc dans son article, suite à la défaite de l'équipe de France de Rugby et la désillusion qui en a suivi : "Il va peut-être falloir trouver un autre subterfuge pour relancer la croissance..."
Pendant que j'y suis, si vous utilisez un agrégateur, vous devriez vous abonner au blog de Bruno Frappat (La Croix). L'adresse : blogfrappat.la-croix.com. Il écrit 5-10 lignes par jour sur des sujets divers (un mot, en fait), et il touche parfois juste (pas tout le temps, mais à l'impossible nul n'est tenu…). Aujourd'hui, il commence son billet par cette phrase qui m'a fait un rire (tout seul comme un c... dans le train) : Rude sondage pour François Fillon (rappelons qu'il est premier ministre): il a perdu neuf points de popularité.
Allez, on finit avec le Rugbizness. Vous vous demandiez
peut-être pourquoi la France ne jouait pas ce soir au Stade de France (en Football), alors que le prochain
match de la Coupe du
Monde (de Rugby) n'a lieu que Vendredi. Logiquement, vous avez pensé que
c'était trop court pour retracer les lignes, ou encore pour réparer la pelouse
abîmée par les tacles assassins des méchants Ecossais, n'est ce pas ? Et bien
la vérité vraie, on peut la lire, une fois n'est pas coutume, dans l'équipe
: c'est parce que le gestionnaire du SDF "ne pouvait pas en quarante-huit
heures modifier les panneaux publicitaires pour les mettre en conformité avec
le rugby".
Rugby encore; dans le Monde daté de…demain, une chronique jouissive de Francis Marmande, intitulée "des trostkistes dans le XV de France". Quelques extraits sans trop la déflorer, qui donnent un petit coup d'épaule à la présidence :
"La croissance, j'irais la chercher" ? S'il vous plaît, ne faites qu'un voyage : ramenez la Coupe du monde de l'autre main. […]
On ne savait pas nous que cette dernière lettre de Guy Môquet à ses parents […] c'était une lettre pour aller jouer à la baballe, vendre du jambon industriel, racketter à 7 euros la bière des néophytes babas (prix unique au Stade de France), faire les clowns en public et transformer chaque ballon en savonnette parce qu'on oublié de s'enlever le gel des mains.
PS : rugby toujours, je suis actuellement 2e sur 86 au classement des pronostics de ma boîte. Mais bon, pour être honnête, on est 64 ex-aequo départagés par le nombre total de points marqués ;-) Je vous tiens au courant !

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