Les magistrats français en charge de l'affaire de l'attentat de Karachi, qui avait coûté en 2002 la vie à 14 personnes, étudient (parmi d'autres) une piste qui ne serait pas islamiste mais politique, à savoir une réaction pakistanaise à l'interruption du versement de commissions militaires.
Malgré la vraisemblance de la piste - personne n'a contesté que des commissions aient pu être versées - la réaction de Nicolas Sarkozy à la question d'un journaliste est édifiante à plusieurs égards. Outre qu'elle montre un mépris des journalistes (ce n'est pas nouveau), une maîtrise de la langue française hésitante ("et puis si vous avez des éléments donnez le à la justice et demandez à la justice qu'ils enquêtent"), et un respect des victimes contestable ("l'attentat de Karachi c'est la douleur des familles et des trucs comme ça..."), vous conviendrez que c'est une drôle de façon de respecter l'indépendance de la justice.
Il n'a pas dit "non".
Il a dit "franchement c'est ridicule" et "c'est grotesque". Ce n'est pas un "non".
"Sarkozy Président de la République Française", c'est également franchement ridicule et complètement grotesque, mais pourtant c'est la réalité.
"On est dans un monde où tout se sait, où la notion de secret d'état n'existe plus."
Mais voyez vous ma biche, c'est grotesque ! Finalement, Sarkozy c'est un genre de De Funès à qui on aurait retiré le sens de l'humour.
Rédigé par: Fares | 22 juin 2009 à 19:49