*Les prénoms ont été changés, comme il est d'usage désormais pour les mineurs.
Bienvenue, Jean-Mouloud !
Que tu le veuilles ou non, nous sommes heureux de te compter parmi nous.
Pour les autres, on se demande toujours comment ils peuvent décider de procréer quand on voit l'état du monde. Les guerres, la mesquinerie, les dérives écologiques... (sans compter les emmerdements, comme disait Boris Vian).
Pour ses enfants, on ne se pose pas la question, je pense. Moi, je ne me la suis pas posée en ces termes en tout cas. Instinct, peut-être. Pour ma part, qui suis plutôt de type Ours, je veux bien croire à l'instinct animal. Mais toi, Jean-Mouloud, tu n'es pas le fils d'un Ours... D'un fennec et d'une belette, peut-être... Qui sait. Nous avons perdu le sens des totems en abandonnant notre lien à la nature...
J'espère que tu aimeras la vie. J'espère que tu aimeras les cris des enfants, les sourires des femmes, le vin et la fraternité des Hommes. Entre autres.
Quel que soit ton avenir, j'espère que tu seras vigilant envers les vendeurs d'illusions et les marchands de bonheur.
Plus que tout, j'espère que tu pourras, comme ton père et tant d'autres avant lui, profiter des papillons, de la liberté d'être toi-même et du rire des amants.
Allez, Jean-Mouloud, il n'est pas l'heure de se poser ces questions. Tu auras le temps. Un peu de temps.
Soit heureux un instant, cet instant c'est ta vie (Omar Khayyam)
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