Uniquement pour ceux qui seraient passés à côté de ce monument du discours politique :
Uniquement pour ceux qui seraient passés à côté de ce monument du discours politique :
Rédigé à 17:49 | Lien permanent | Commentaires (0)
Vous connaissez peut-être le "prix busiris", que Maître Eolas a attribue sur son blog en récompense de propos remplissant les conditions : être « une
affirmation juridiquement aberrante, si possible contradictoire,
teintée de mauvaise foi et mue par l'opportunité politique plus que par
le respect du droit ».
J'avais estimé que la vidéo de Rachida Dati (cf. mon post précédent) prenant la défense de Nicols Sarkozy sur la "culpabilité" des prévenus de l'affaire Clearstream, ne méritait pas de commentaires.
Mais c'était sans compter sur vigilance de Maître Eolas, qui a vu lui aussi cette vidéo énorme et s'est vu dans l'obligation de décerner un énièle prix busiris à Mme Dati.
C'est à lire ici.
Rédigé à 19:17 | Lien permanent | Commentaires (0)
Rédigé à 21:50 | Lien permanent | Commentaires (0)
Ainsi, à l'heure où le piège médiatique se referme sur M. Hortefeux, on apprend que la loi emblématique dont il s'était fait le défenseur, celle sur les tests ADN, ne sera jamais mise en oeuvre faute de décret d'application. C'est en tout cas ce que vient d'annoncer M. Besson, notre ministre de l'immigration et de l'identité nationale (entre autres).
Pour ma part, je suis toujours saisi d'énervement quand je vois le nombre de lois votées et jamais appliquées. Et même si l'abandon de celle-ci ne m'arrachera pas de larmes, je ne peux résoudre à trouver cela normal.
Ceci dit, je dois dire sans prétention que cela ne me surprend guère. En octobre 2007, à propos de ce projet de loi honteux, j'écrivais :
Je ne m'étais malheureusement pas trompé : en ouvrant ce débat, nos gouvernants n'ont fait qu'instrumentaliser le débat sur l'immigration, et les femmes et hommes qui en sont victimes.
Cela salit un peu plus l'image de la politique en France, et consacre les acteurs de cette sinistre farce comme des escrocs de la politique.
Rédigé à 21:53 | Lien permanent | Commentaires (0)
Il y a quelques jours (voir ci-dessous), Nicolas Sarkozy qualifiait de "fable" la possibilité d'un lien entre l'attentat de Karachi et l'existence de rétro-commission.
Depuis, Charles Millon a confirmé dans Paris-Match, qu'il avait bien mis fin à des pratiques de rétro-commissions :
On ne sait toujours pas s'il s'agit d'une fable, mais la moralité promet de valoir son pesant de cacahouètes...
PS : enfin, j'espère, parce que là je viens d'être obligé de citer dans une même note Charles Millon ET Paris-Match.
Rédigé à 13:48 | Lien permanent | Commentaires (0)
Ouais, je sais, c'est nul.
Mais si je ne la fais pas aujourd'hui, je ne la fais jamais !!
En même temps, il n'est pas seul, puisque Christine Boutin ou Christine Albanel (la première vraie victime d'HADOPI) sont dans la charrette.
Et puis Hortefeux à l'intérieur, c'est quand même plus crédible qu'aux affaires sociales, non ?
Sinon, no comment, vous n'avez qu'à vous faire votre propre opinion : http://www.lefigaro.fr/politique/2009/06/23/01002-20090623ARTFIG00565-un-remaniement-plus-large-que-prevu-.php
PS : oui oui, à y être je mets le Figaro comme lien, c'est la source la plus fiable concernant le gouvernement...
Rédigé à 21:09 | Lien permanent | Commentaires (0)
Depuis quelques temps, toute critique de la manipulation des médias par le pouvoir est qualifiée par certains de paranoïa (ou de bayrouisme, ou d'anti-sarkozysme primaire, etc.).
2 faits récents me semblent apporter un éclairage intéressant :
Je suis sûr qu'il y a d'autres exemples, mais là, j'ai du boulot. Et sinon ça va me déprimer...
Rédigé à 22:04 | Lien permanent | Commentaires (0)
Les magistrats français en charge de l'affaire de l'attentat de Karachi, qui avait coûté en 2002 la vie à 14 personnes, étudient (parmi d'autres) une piste qui ne serait pas islamiste mais politique, à savoir une réaction pakistanaise à l'interruption du versement de commissions militaires.
Malgré la vraisemblance de la piste - personne n'a contesté que des commissions aient pu être versées - la réaction de Nicolas Sarkozy à la question d'un journaliste est édifiante à plusieurs égards. Outre qu'elle montre un mépris des journalistes (ce n'est pas nouveau), une maîtrise de la langue française hésitante ("et puis si vous avez des éléments donnez le à la justice et demandez à la justice qu'ils enquêtent"), et un respect des victimes contestable ("l'attentat de Karachi c'est la douleur des familles et des trucs comme ça..."), vous conviendrez que c'est une drôle de façon de respecter l'indépendance de la justice.
Rédigé à 19:31 | Lien permanent | Commentaires (1)
Et hop, une petite revue de presse et de blogosphère en ce dimanche. A tout seigneur tout honneur, quelques extraits d'une longue interview de l'historien Gérard Noiriel dans XXI. Cet historien, qui a créé le CVUH (Comité de Vigilance face aux Usages public de l'Histoire), et qui enseigne à l'EHESS, semble avoir une méfiance absolue envers ceux qui utilisent l'histoire à des fins purement politiques. Il rappelle par exemple une chose simple mais utile par les temps qui courent :
Il faut donc toujours commencer par bien faire la distinction entre histoire et mémoire. Les discours mémoriels visent en général à célébrer une communauté, à dénoncer des ennemis. A sauver de l'oubli, aussi : c'est ce qu'on appelle le "devoir de mémoire". Le discours mémoriel est donc partie prenante du discours politique ou du discours public. C'est un jugement porté sur le passé. A l'inverse, l'histoire - "l'histoire science" comme je l'appelle - n'a pas vocation à réhabiliter ou a dénoncer, mais à comprendre et expliquer le passé. Ce second discours, forcément spécialisé, intéresse peu, en général, les citoyens.
Certes, il serait simpliste de résumer à cela son propos, mais cette phrase est assez emblématique de l'entrevue. Je ne peux que vous encourager une fois de plus à acheter XXI pour lire cet entretien et le reste, alors je vais me contenter de citer un autre passage, qui m'a fait réflechir :
"On est dans le fantasme d'une nation en péril. [...] Selon cette conception [communautariste], la France aurait eu, autrefois, une mémoire homogène, intégratrice. Aujourd'hui, elle serait clivée. Mais comment peuvent-ils dire cela ? A quelle époque font-il référence ?. [...] Comme historien, je ne peux pas prendre pour argent comptant ce mythe de l'unité nationale. Il faut relire Maurice Barrès pour pour voir à quel point les discours sur la défense de l'identité nationale menacée par les étrangers ne sont pas nouveaux. Sur fond d'antisémitisme, il s'en prenait clairement aux étrangers, au nom d'une identité nationale fondée sur des racines très ancienne, comme la religion catholique."
Dans le genre très drôle sur un fond moins comique, l'excellente chronique de François Reynaert dans le nouvel observateur du 15 janvier, chronique que vous pouvez aussi retrouver en intégralité sur le Net. Cette chronique, consacrée à la suppression de la publicité sur les chaînes publiques, est illustrée par une photo de poste de télévision, ainsi légendée : "Sans pub mais soumise". Ce qui m'a déjà fait rire. Mais tout est bon, en fait, comme ce passage où il pointe à juste titre : "qui a envie, sinon pour le plaisir de faire une bannière intitulée «Touche pas à mon spot», de manifester pour défendre la pub à la télé ?"
Allez, 2 passages amusants :
«Au moins, ça met fin à l'hypocrisie de sa nomination», a dit la droite. Quel argument merveilleux ! Il faudrait l'étendre à bien d'autres secteurs. C'est vrai, tout le monde sait bien que M. Sarkozy tient le Parlement à sa main, qu'il rêve de mettre la justice à sa botte. Donc soyons honnêtes, supprimons cette stupide indépendance de la magistrature, finissons-en avec cette prétendue souveraineté de l'Assemblée nationale et, au nom de la lutte contre l'hypocrisie, ça va être très sympa, dans deux ans on aura l'impression délicieuse d'habiter dans la Tunisie de M. Ben Ali.
A la télé, M. Sarkozy ne règne pas uniformément partout. Via ses amis industriels, il a donc tout pouvoir sur la Une, la Six, la Huit. Grâce à sa réforme, il tient désormais la Deux la Trois la Quatre et la Cinq. Il reste donc de vrais espaces de liberté. En gros, soit Equidia - parce que là, ce n'est pas géré par l'UMP, c'est géré par le PMU -, soit la moitié d'Arte qui appartient aux Allemands : «Dis-moi, chéri, pourquoi tu regardes en boucle cette «Thema» sur l'avenir du développement durable dans les couloirs postindustriels de la Rhénanie- Palatinat, t'aimes bien ? - Non, je résiste.»
Une fois n'est pas coutume, un petit dessin du Canard Enchaîné de cette semaine. Sans commentaires, je crois qu'il résume bien les affres de la médiatisation.
Si vous aimez par contre le réactionnaire teinté de café-comptoir, je vous recommande le blog de M. Yves Thréard, du Figaro... (Ici). Pas vraiment dans les propos de l'auteur, mais surtout dans les commentaires que l'on peut y lire.Sans que, apparemment, les modérateurs ne trouvent à y redire. Je ne suis pas pour la censure, mais il me semble qu'un blog est un espace personnel, sur lequel on ne peut pas tout laisser dire, en tout cas pas sans y répondre. J'avais déjà noté sur ce blog les classiques appels au meurtre contre un assassin d'enfant, qui, s'il sont récurrents, me paraissent objectivement assez choquants.
Là, c'est une note sur M. Karoutchi et son homosexualité qui déchaine les passions (soit M. Thréard s'en doutait, et c'est un provocateur, soit il ne s'en doutait pas, et c'est un idiot). On peut donc lire sur ce blog des propos aussi anodins et bon enfant que :
"Que cette chose soie envoiée en hôpital." (sic)
"Être pédale et politicien me semble incongru,la vie de la cité est parallèle au développement démographique. [...] Il est grand temps de limiter l'influence de cette "nouvelle juiverie",je le dis pour les prévenir du retour de balancier qui ne manquerait pas de survenir comme d'autres l'ont connu à leurs dépens." (sic encore, d'un autre)
"le gay et lesbian power est d actualite... n est ce pas un signe de la degenerescence de la race humaine? Ils en sont fiers et alors? ils devraient etre tatoues et castre au lieu de s afficher comme si leur maladie etait un titre de gloire." (toujours sic, d'un autre encore)
J'en passe et des pires. Ces propos, passibles en France du tribunal, ne semble pas émouvoir nos "amis" du Figaro. Je l'ai signalé en commentaires, ce qui m'a valu un "eldesdichado petit connard de la halde!" d'un commentateur inspiré.
Les intégristes l'emportent à Rome. Non, ce n'est pas un compte-rendu d'un match du calcio, je n'ai pas écrits "les Intéristes" (joueurs de l'Inter Milan, NdA). Non, malheureusement,il s'agit bien de la décision par Benoît XVI d'annuler l'excommunication de 4 évêques, tous ordonnés par Mgr Lefebvre (décédé depuis) sans l'accord du pape, en 1988. Jeudi encore, l'un de ces 4 évêques déclarait encore : "Je crois qu'il n'y a pas eu de chambres à gaz (...) Je pense que 200 000 à 300 000 Juifs ont péri dans les camps de concentration, mais pas un seul dans les chambres à gaz". Quand au porte-parole du Vatican, il y voit lui "un pas très important vers la reconstitution de la pleine communion de l'Eglise".
Pour finir par une note plus positive, une référence au blog de Maître Eolas, qui fait référence aujourd'hui dans le microcosme des blogs ayant trait à la justice. Son auteur respecte plutôt bien le principe du blog, à savoir auto-célébration et mauvaise foi, mais cela est combiné avec une qualité d'analyse et d'écriture qui rend bien souvent ce blog incontournable et agréable à la fois. Il a publié il y a deux jours une note sur la présomption d'innocence, titré justement Pour en finir avec la présomption d'innocence. Il y expose son opinion quant à la confusion qui existe aujourd'hui autour de ce terme. Sa thèse, résumée en une phrase : "JAMAIS la présomption d'innocence, qui est une présomption SIMPLE, c'est à dire que la preuve contraire peut être rapportée, n'a interdit de dire ou de laisser entendre que telle personne était coupable." Je suis assez d'accord avec cela, car, sinon, adieu le journalisme d'investigation, adieu le contrôle des citoyens sur le politique, etc... Comme l'écrivait en substance Badinter, nous vivons de plus en plus dans une époque de parties-civiles, et de moins en moins de citoyens. Espérons que les derniers remparts à cette tragédie ne soient pas rompus par ceux qui savent qu'ils ont beaucoup moins de risques que les citoyens moyens de se voir condamner en justice.
Post-Scriptum : le dernier Philosophie Magazine, le 26, est sorti. Je ne l'ai pas encore lu, mais le titre est "Comment peut-on être anti-capitaliste". Je me suis dit que le sujet intéresserait certains lecteurs de ce blog...
Rédigé à 22:06 | Lien permanent | Commentaires (2)
Bien sûr, j'aurais pu faire un billet sur notre amie Ségolène Royal, mais j'ai déjà fait un billet peu sympathique envers Julien Dray, et, outre mes problèmes de quota sur des billets parlant des socialistes, je m'en voudrais de m'acharne.
Je ne commenterais donc pas ici les propos de Mme Royal, à savoir qu'elle ne voit pas pourquoi elle "n'assumerait pas : oui, j'ai inspiré Obama et ses équipes nous ont copiés". A lire ici . Elle est comme ça, elle, elle ose tout.
Non, je voulais juste signaler ce passage quasi mystique de "notre" nouveau président Obama (à croire qu'il a réellement copié Ségolène Royal) :
Rédigé à 23:47 | Lien permanent | Commentaires (1)
Depuis qu'a éclatée "l'affaire" Julien Dray, pas 3 jours sans un article dans la presse. Julien Dray lui-même n'hésite pas à laisser transparaitre sa position quant à l'affaire : il n'a rien a se reprocher (je le cite «Cette affaire n'aurait jamais dû être confiée à la justice, car ce n'est en rien une affaire pénale. C'est au mieux un dossier fiscal»).
Rédigé à 22:30 | Lien permanent | Commentaires (5)
Il fut une époque où il aurait probablement fallu me payer pour que je lise le Figaro, hormis le délectable courrier des lecteurs (j'aurais l'occasion d'y revenir un jour). Désormais, j'ai mûri (ou vieilli, ou disjoncté, au choix), et je suis d'accord pour le lire à condition de ne pas le payer, ce qui est notamment possible sur Internet en version électronique. Ou encore chez le docteur, chez mon beau-père, dans l'avion, quand quelqu'un l'a oublié dans le train, etc.
Rédigé à 13:00 | Lien permanent | Commentaires (1)
Cela aurait pu être une de ces bonnes idées éditoriales qui s'arrêtent au bout du deuxième numéro. Par bonheur, le numéro 5 vient déjà de sortir, ce qui, pour un trimestriel, signifie déjà plus d'un an d'existence.
XXI (vingt-et-un), pour ceux qui n'ont pas encore la chance de connaître, c'est un trimestriel au format A4, sans publicité, de plus de 200 pages, qui offre à ses lecteurs des reportages de très grande qualité, une illustration délectable, tout ça imprimé sur du papier de qualité. Et la superbe couverture, c'est cadeau.
Rédigé à 10:59 | Lien permanent | Commentaires (1)
Ce n'est pas moi qui le dit, c'est lui. Enfin, c'était lui, en 2006... Depuis, M. Marchiani, proche de Charles Pasqua, lui-même pas tout à fait étranger à Nicolas Sarkozy (remember les Hauts-de-Seine), a pu bénéficier d'une grâce individuelle, accordée par ce même Nicolas Sarkozy.
Pour ceux qui n'ont pas vu la vidéo, un petit rafraichissement de mémoire (source : lepost.fr) :
Sinon, pour les condamnés sans accointances politiques, vous pouvez toujours avoir un aperçu de leurs conditions de détention en regardant cette déjà - tristement - célèbre vidéo clandestine tournée à Fleury-Mérogis (source : lemonde.fr) :
Sans commentaires, donc (sauf éventuellement les vôtres, c'est vous qui voyez).
Rédigé à 21:30 | Lien permanent | Commentaires (3)
J'ai plus de souvenirs que si j'avais mille ans.
Un gros meuble à tiroirs encombré de bilans,
De vers, de billets doux, de procès, de romances,
Avec de lourds cheveux roulés dans des quittances,
Cache moins de secrets que mon triste cerveau.
C'est une pyramide, un immense caveau,
Qui contient plus de morts que la fosse commune.
- Je suis un cimetière abhorré de la lune,
Où comme des remords se traînent de longs vers
Qui s'acharnent toujours sur mes morts les plus chers.
Je suis un vieux boudoir plein de roses fanées,
Où gît tout un fouillis de modes surannées,
Où les pastels plaintifs et les pâles Boucher,
Seuls, respirent l'odeur d'un flacon débouché.
Rédigé à 23:37 | Lien permanent | Commentaires (2)
Demain, se tient à Lyon la 4ème édition de la "république de blogs" à l'indo café.
Je vais essayer de m'y rendre, sans certitude encore. En tous cas, l'ambiance y est plutôt sympa pour ce que j'ai pu en juger sur les éditions 2 et 3.
Sinon, il paraît que demain c'est la Saint Jérôme. Bonne fête à tous les Jérôme...
Rédigé à 21:08 | Lien permanent | Commentaires (1)
La communication gouvernementale à propos de l'Afghanistan (à la différence de la fiscalité écologique) a ceci d'intéressant qu'elle laisse la place a des absences. C'est un peu comme France Info, si vous tombez sur un flash, c'est utile, mais si vous écoutez pendant 2 heures, ça devient un peu lassant. Bref, si vous avez raté Kouchner, Morin, ou Sarkozy, vous aurez toujours Fillon pour vous rappeler que, non, nos soldats ne seront pas morts pour rien ("tombés pour rien", pour reprendre les mots du premier ministre à l'Assemblée Nationale).
Rédigé à 21:53 | Lien permanent | Commentaires (1)
Il y a quelques semaines, Mme Dati, en visite dans une prison, avait répondu à un détenu qui se plaignait (gentiment) des conditions de détentions :"Tenez-vous à carreau, et vous serez chez vous, libre, avec une chambre et des toilettes séparées. La prison, ce n'est pas l'hôtel." (source : Le Monde)
D'ailleurs, j'ouvre une parenthèse, s'en était suivi un débat assez intéressant sur le blog de Philippe Bilger, Justice au singulier. Il y a des gens pour qui la médiocrité des conditions de détentions est une continuité normale de la peine. D'autres aussi qui rappellent que tous les détenus ne souhaitent pas être emprisonnés seul.
Rédigé à 23:22 | Lien permanent | Commentaires (6)
Si vous êtes des lecteurs du souk-blog Instantanés d'une société médiatiquement modifiée (oui, il y a des gens qui ont de l'imagination pour les titres...), vous savez que son auteur aime à traiter en particulier deux sujets : Noam Chomsky et les manipulations du gouvernement américain à propos du 11 septembre (si on fait abstraction du post sur les buffles, qui reste la référence de ce blog en termes de prises de positions engagées).
Rédigé à 20:51 | Lien permanent | Commentaires (2)
Rassurez-vous, bon peuple de France, il ne s'agit pas là de soldats français victimes d'une embuscade, mais "seulement" de l'estimation basse du nombre de victimes civiles des bombardements de l'OTAN ou des forces américaines (source : Human Rights Watch). Et encore ce chiffre ne vaut que pour 2007.
Mais, bien entendu, on n'en parle pas beaucoup dans nos contrées.
Et pourtant, nous, citoyens français, nous avons notre responsabilité dans ce qui se passe là-bas. Une responsabilité indirecte, bien indolore, passée quasi inaperçue pour beaucoup. Qui a eu l'impression, à un moment ou un autre, de voter pour ou contre la guerre en Afghanistan ? Bien sûr, c'était dans les programmes, diront certains. Et encore, le programme de notre chef des armées fraîchement élu ne mentionne pas le terme "Afghanistan", et ne parle qu'en toute fin du paragraphe 15, "Fiers d'être français" (sic), des conflits mondiaux. Bref, cette décision d'électeur et de citoyen a-t-elle été vécue par nous comme un enjeu à part entière, ou tout au moins comme un critère prioritaire de choix ?
Il faut attendre la mort de soldats français pour que les consciences s'éveillent, que les journaux (et les blogs) en parlent plus en détail. Et pourtant, sans cynisme aucun et avec le plus grand respect pour ces hommes morts au combat, qu'y a-t-il de plus logique que de voir des militaires mourir à la guerre ? Une guerre où il n'y aurait pas de morts dans les armées serait-elle "prise au sérieux" ? Une expédition militaire qui serait sans danger serait-elle différente d'une fiction hollywoodienne ?
Comment avons-nous pu oublier que, en prenant la décision d'envoyer des troupes dans un pays lointan, des jeunes gens allaient "revenir" entre des planches de bois ? Comment avons-nous pu faire abstraction des populations civiles qui ne manqueraient pas de pâtir de nos interventions ?
Pour ma part, je suis profondément rétif à toute utilisation de la force militaire. Ma vision de l'histoire et de l'Homme m'ont plutôt convaincu qu'il y a peu de guerre "utiles", et encore moins quand il s'agit de guerres "offensives". Même la situation insoutenable des victimes de la guerre de 39-45, et notamment celles des victimes de la Shoah, ne me semble pas avoir été déterminantes dans le déclenchement des offensives déterminantes des alliés (ce qui ne veut pas dire que le résultat n'ait pas été un bienfait au regard de ce que représentait le nazisme). Mais je ne suis pas historien...
Paris ne s'est pas fait en un jour, et l'équilibre géopolitique mondial ne supporterait sans doute pas un désarmement trop soudain (il faut être réaliste), mais je suis depuis longtemps persuadé qu'une bonne décision pour la France serait d'adopter, sur le long terme, un plan de démilitarisation progressive, y compris (et peut-être surtout) à court terme par la mise en commun des moyens de défense au niveau européen. J'espère voir bientôt un mouvement politique ou populaire porter ce message et cette ambition.
Rédigé à 20:00 | Lien permanent | Commentaires (0)
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